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L'Hérésie est une doctrine, un dogme, un culte ou une pratique considéré comme sortant du cadre de ce qui est généralement admis ou tenu pour acquis dans les domaines de la pensée, de la connaissance, de la religion, de la morale ou de la nature.

Pour le Clergé de Cernos, l’Église est le corps vivant de Cernos et l'unité dogmatique est donc fondamentale. Toute hérésie étant une atteinte à cette unité, elle est une blessure infligée au corps de Cernos et à son cœur (les Grisonnes), donc un sacrilège. Mais outre l'image donnée par le Clergé, pour tous grisonnants et croyants du Nord, l'hérésie est une doctrine qui nie ou défie la divinité de Cernos ou son pouvoir ; ce qui explique pourquoi la magie noire ou surnaturelle est considérée comme étant une hérésie en soit. Si cette doctrine défie les lois de la nature et de l'ordre, celle-ci sera considérée comme étant une hérésie aux yeux de l'Église.

L'inquisitionModifier

La lutte contre les doctrines néfastes fut véritablement à son zénith durant la fin des années 20 de notre ère. Suite à l'arrivée des troupes de l'Alliance sur les terres du Nord et l'immigration en terres saintes de nombreux étrangers venant de l'Est, le Clergé de Cernos fut forcé de prendre des mesures drastiques pour pouvoir être sûr qu'aucun sacrilège ne soit commis au sein des terres saintes.

Pour combattre la montée des cultes de la non-mort, Vanisha Staghorn, haute-prêtresse de Cernos, va instaurer une juridiction spécialisée créée avec l'aide du Haut-Conseil et relevant des droits saints et exceptionnels du Clergé. Ce tribunal était chargé de représenter l'autorité judiciaire de la sainte église et de son vicaire sur une région donnée et avait le droit, sous l'accord du collège des cardinaux, de faire des actions punitives sur ceux qui étaient jugés dangereux pour le pouvoir temporel du Clergé.

L'évolution de l'hérésie et de l'inquisition durant la guerre de Zul'drakModifier

Alors que la guerre bat son plein en Zul'drak et que le pays est considéré "sans défenses", la montée des cultes de la non-mort et des maladies inquiète les croyants et leur église. Elle qui pendant des années combattu les dogmes et les idées du culte des anciens dieux, elle devait dorénavant faire face à une doctrine beaucoup plus nocive et beaucoup plus jeune dans le Nord.

L'Hérésie ne sera plus seulement une affaire de doctrine et de politique, elle sera vue comme étant un crime global contre Cernos, son pays et son peuple. Étant une rupture du lien social, la lutte contre l'hérésie devient une question d'ordre public et non plus seulement d'unité spirituelle. Les seigneurs sont donc intéressés par sa répression à plusieurs titres, et l'autorité civile, pour préserver l'ordre public, se met à lutter contre ceux soupçonnés de pratiquer les arts sombres et sanctionne des hérétiques de manière potentiellement autonome. Dans l'ombre de l'Inquisition, des tribunaux séculiers et laïques (càd en dehors de l'Église) se forment aux côtés de milices qui, en toute illégalité, se mettent à persécuter ceux soupçonner d'avoir vendu leur âme aux démons et aux arts noirs.

Cette implication des autorités laïques entre en conflit avec l'autorité de l'Église. Ce conflit de juridiction sera tranché par un arrangement entre les communautés des Grisonnes et le Clergé : « les hérétiques doivent être jugés par l'Église avant d'être remis au bras séculier ». Néanmoins, l'Église n'hésitera pas à dire que la recherche des hérétiques est le devoir du croyant et du grisonnant.

Dès le début, l'Inquisition est donc fondée sur le principe de la collaboration et du partage des tâches entre l'Église et les autorités laïques, chacun intervenant dans son domaine et suivant sa responsabilité propre.

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